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Stratégie financière dirigeant

Apport-cession et article 150-0 B ter : vendre ta boîte sans payer 30% d'impôt tout de suite

Report d'imposition, règle des 3 ans, réinvestissement de 60%, donation des titres de holding : le guide complet de l'apport-cession (article 150-0 B ter du CGI) pour un dirigeant de PME qui prépare sa cession, avec exemple chiffré sur une plus-value de 2,7 M€.

Claire Vigneron14 min read
Composition abstraite bleu marine et or évoquant le report dans le temps d'une imposition lors d'une cession d'entreprise

En bref

  • L'apport-cession consiste à apporter les titres de ta société à une holding que tu contrôles avant de vendre. La plus-value d'apport est placée en report d'imposition automatique (article 150-0 B ter du CGI) : zéro impôt immédiat, la holding encaisse 100% du prix de cession.
  • Si la holding revend moins de 3 ans après l'apport, elle doit réinvestir au moins 60% du produit de cession dans une activité économique éligible sous 2 ans, sinon le report tombe. Après 3 ans, aucune obligation.
  • Le report n'est pas une exonération : il tombe si tu cèdes les titres de ta holding. Mais la donation (sous conditions de conservation) et le décès purgent définitivement l'impôt.
  • Sur une plus-value de 2,7 M€, l'écart entre vendre en direct et vendre via apport-cession représente environ 900 K€ de capacité de réinvestissement immédiate.

Tu prépares la cession de ta PME et ton expert-comptable t'a glissé un mot sur "le 150-0 B ter". Derrière cette référence aride du Code général des impôts se cache le mécanisme fiscal le plus puissant à la disposition d'un dirigeant cédant : l'apport-cession.

Le principe tient en une phrase : au lieu de vendre tes titres en direct et de payer immédiatement la flat tax sur ta plus-value, tu apportes d'abord tes titres à une holding que tu contrôles, et c'est elle qui vend. La plus-value constatée lors de l'apport est placée en report d'imposition. Résultat : la holding encaisse le prix de cession brut, sans frottement fiscal immédiat, et tu réinvestis avec 100% du capital au lieu de 70%.

Mais ce levier est encadré par des conditions strictes : règle des 3 ans, réinvestissement de 60%, liste fermée d'actifs éligibles, événements qui font tomber le report. Mal exécuté, le montage se retourne contre toi. Ce guide passe tout en revue, chiffres à l'appui.

Si tu découvres le sujet des holdings, commence par notre guide de la holding patrimoniale du dirigeant. Pour la vision d'ensemble des leviers financiers du dirigeant, le hub est ici : stratégie financière pour dirigeant de PME.

1. Le mécanisme : un report d'imposition, pas une exonération

L'article 150-0 B ter du CGI, en vigueur depuis novembre 2012, s'applique automatiquement (ce n'est pas une option) lorsque trois conditions sont réunies :

  • Tu apportes des titres (actions, parts sociales) à une société soumise à l'impôt sur les sociétés.
  • Cette société est contrôlée par toi à l'issue de l'apport : plus de 50% des droits de vote ou des droits dans les bénéfices, seul ou avec ton groupe familial, ou contrôle de fait.
  • L'éventuelle soulte (somme d'argent reçue en complément des titres) ne dépasse pas 10% de la valeur nominale des titres reçus.

Quand ces conditions sont remplies, la plus-value d'apport est calculée au jour de l'apport (valeur d'apport moins prix de revient de tes titres), puis figée et mise en report. Tu ne paies rien cette année-là. L'impôt ne deviendra exigible que si un événement met fin au report.

Trois précisions qui changent tout :

Le report n'efface rien. La plus-value est gelée, pas annulée. Elle te suit, déclarée chaque année, jusqu'à ce qu'un événement la déclenche ou la purge. C'est la différence fondamentale avec une exonération.

Le montant est figé au jour de l'apport. Si ta société vaut 3 M€ à l'apport et que la holding la revend 3,4 M€ deux ans plus tard, la plus-value en report reste calculée sur la valeur d'apport. Les 400 K€ de plus-value complémentaire sont logés chez la holding, taxés à l'IS selon le régime des titres de participation (quote-part de frais et charges de 12% si détention de plus de 2 ans, soit un frottement effectif d'environ 3%). D'où l'intérêt d'apporter à une valeur proche du prix de cession final.

La soulte est piégeuse. Depuis 2017, même une soulte inférieure à 10% est imposée immédiatement entre tes mains l'année de l'apport. Et au-delà de 10%, c'est tout le report qui saute : la totalité de la plus-value devient imposable. En pratique, on évite la soulte.

2. Report ou sursis : 150-0 B ter contre 150-0 B

Le 150-0 B ter a un frère jumeau, l'article 150-0 B, qui prévoit un sursis d'imposition quand tu apportes tes titres à une société que tu ne contrôles pas. Les deux régimes sont exclusifs l'un de l'autre et leurs logiques diffèrent.

CritèreReport (150-0 B ter)Sursis (150-0 B)
Holding contrôlée par l'apporteurOuiNon
Plus-value calculée à l'apportOui, figée immédiatementNon, l'opération est intercalaire
Déclaration l'année de l'apportOui (2074-I)Non
Contrainte si cession sous 3 ansRéinvestissement de 60% sous 2 ansAucune contrainte spécifique
Taux d'imposition applicableCelui de l'année de l'apportCelui de l'année de la cession future
Cas d'usage typiqueDirigeant qui monte sa propre holdingApport à un groupe ou une holding tierce

Pour un dirigeant de PME qui structure sa propre sortie, c'est quasiment toujours le 150-0 B ter qui s'applique, puisque l'intérêt du montage est précisément de garder le contrôle de la holding qui encaissera le prix.

Une nuance utile : le fait que la plus-value soit figée au jour de l'apport, avec les règles d'imposition de cette année-là, peut jouer en ta faveur ou contre toi selon l'évolution de la fiscalité. À ce jour, la plus-value en report relève du PFU à 12,8% plus 17,2% de prélèvements sociaux, soit 30%, auxquels peut s'ajouter la CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, 3 à 4%).

3. La règle des 3 ans et le réinvestissement de 60%

Illustration : 3. La règle des 3 ans et le réinvestissement de 60%

C'est le cœur opérationnel du dispositif, et l'endroit où la plupart des montages se jouent.

Scénario A : la holding cède plus de 3 ans après l'apport. Aucune obligation de réinvestissement. Le report est maintenu, la holding dispose librement de 100% du produit de cession : immobilier, titres cotés, private equity, nouvelle activité, tout est permis. C'est le scénario confortable, mais il suppose d'avoir apporté tes titres très en amont de la vente.

Scénario B : la holding cède moins de 3 ans après l'apport. Le report tombe, sauf si la holding prend l'engagement de réinvestir au moins 60% du produit de cession dans un délai de 2 ans à compter de la cession, dans des actifs économiques éligibles. C'est le scénario le plus fréquent, car la plupart des dirigeants montent leur holding quand la cession se profile déjà.

La liste des réinvestissements éligibles est fermée :

RéinvestissementÉligibleConditions clés
Financement d'une activité opérationnelle propre (moyens permanents d'exploitation)OuiActivité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole ou financière
Acquisition du contrôle d'une société opérationnelle à l'ISOuiPrise de contrôle effective, conservation au moins 12 mois
Souscription au capital (initial ou augmentation) de sociétés opérationnelles à l'ISOuiConservation au moins 12 mois
Souscription de parts de fonds de capital-investissement (FPCI, FCPR, SCR, SLP)OuiFonds investi à 75% minimum en sociétés opérationnelles, conservation des parts 5 ans
Location nue, SCPI, immobilier patrimonialNonGestion patrimoniale exclue
Location meubléeNonConsidérée comme patrimoniale dans ce cadre
Portefeuille de titres cotés, gestion de trésorerieNonGestion de patrimoine mobilier exclue

Trois points pratiques que les dirigeants découvrent souvent trop tard :

Les 40% restants sont libres. L'obligation porte sur 60% du produit de cession. Le solde peut être placé sans contrainte : immobilier, fonds euros, ETF, peu importe. Sur une cession à 3 M€, cela laisse 1,2 M€ d'allocation patrimoniale totalement libre dès le premier jour.

La voie des fonds a changé la donne. Depuis 2019, la souscription de parts de FPCI ou d'autres véhicules de capital-investissement éligibles compte comme réinvestissement. C'est devenu la solution par défaut des dirigeants qui ne veulent pas racheter une boîte en direct : tu délègues le réinvestissement à des équipes de gestion, en contrepartie d'un blocage de 5 ans sur les parts. Vérifie ligne par ligne que le fonds respecte les quotas du 150-0 B ter : tous les FPCI ne sont pas éligibles.

Racheter une PME est le réinvestissement le plus aligné. Si ton projet post-cession est de redevenir opérateur, la prise de contrôle d'une société opérationnelle coche la case des 60% tout en construisant ta prochaine aventure. Le sujet est traité en détail dans notre guide de l'acquisition de PME.

4. Exemple chiffré : cession à 3 M€, avec et sans apport-cession

Prenons un cas réaliste dans notre cible. Tu as créé ta société de services BtoB avec 30 K€ de capital. Quinze ans plus tard, un acquéreur propose 3 M€. Ta plus-value : 2,97 M€, arrondissons à 2,7 M€ après frais et ajustements.

Option 1 : cession en direct, sans holding.

PosteMontant
Prix de cession3 000 000 €
Plus-value imposable2 700 000 €
PFU 30% (12,8% IR + 17,2% PS)810 000 €
CEHR (3% puis 4% par tranches)environ 100 000 €
Impôt total immédiatenviron 910 000 €
Net réinvestissableenviron 2 090 000 €

Option 2 : apport-cession via 150-0 B ter.

Tu apportes tes titres à ta holding 18 mois avant la cession, à une valeur de 2,8 M€. La plus-value d'apport (2,77 M€ arrondis à 2,5 M€ pour l'exemple) est placée en report. La holding vend ensuite à 3 M€.

PosteMontant
Prix encaissé par la holding3 000 000 €
Impôt immédiat sur la plus-value en report0 €
IS sur la plus-value de cession holding (titres de participation, quote-part 12%)environ 15 000 €
Capital de travail de la holdingenviron 2 985 000 €
Dont réinvestissement obligatoire 60% (cession sous 3 ans)1 791 000 €
Dont allocation libre1 194 000 €

L'écart de capacité de réinvestissement immédiate est d'environ 900 K€. Sur dix ans, à 5% de rendement annuel composé, ces 900 K€ supplémentaires qui travaillent représentent environ 565 K€ de gains additionnels. C'est l'effet de levier réel de l'apport-cession : tu fais travailler l'impôt différé.

La contrepartie est structurelle : l'argent appartient à la holding, pas à toi. Pour le sortir vers ton patrimoine personnel, il faudra des dividendes (flat tax au passage) ou une réduction de capital. L'apport-cession est un outil de capitalisation, pas un outil de consommation. Si ton projet est de dépenser le produit de la vente, le montage perd l'essentiel de son intérêt.

5. Sortir du report : ce qui le déclenche, ce qui le purge

Illustration : 5. Sortir du report  ce qui le déclenche, ce qui le purge

Le report prend fin, et l'impôt devient exigible, dans trois situations principales :

  • Tu cèdes, rachètes ou annules les titres de ta holding. C'est l'événement le plus courant. Vendre la holding revient à cristalliser l'impôt en report.
  • La holding cède les titres apportés dans les 3 ans sans respecter le réinvestissement de 60%. Le report tombe rétroactivement, avec intérêts de retard.
  • Tu transfères ton domicile fiscal hors de France. L'exit tax prend le relais, avec ses propres mécanismes de sursis selon la destination.

À l'inverse, deux événements purgent définitivement le report. C'est là que le 150-0 B ter devient un outil de transmission patrimoniale et plus seulement un outil de trésorerie :

Le décès. La transmission successorale des titres de la holding efface la plus-value en report. Tes héritiers reçoivent les titres pour leur valeur au jour du décès, droits de succession en sus, mais l'impôt de plus-value disparaît.

La donation, sous conditions. Si tu donnes les titres de ta holding et que le donataire ne contrôle pas la société, le report est purgé immédiatement. S'il la contrôle (cas classique de la donation aux enfants), le report lui est transféré, puis purgé s'il conserve les titres au moins 5 ans, délai porté à 10 ans lorsque le réinvestissement a été réalisé via des parts de fonds. Combiné à une donation-partage avec les abattements de 100 000 € par parent et par enfant, le montage permet de transmettre un capital important en neutralisant la plus-value historique. C'est l'une des rares stratégies où le différé se transforme en effacement pur et simple, dans un cadre prévu par le texte.

Ce volet transmission mérite d'être pensé en même temps que la cession, pas après. Le sujet rejoint la logique patrimoniale décrite dans notre article sur la holding patrimoniale et, pour les dirigeants qui veulent monétiser sans vendre la totalité, l'OBO peut se combiner avec un apport partiel.

6. Les pièges qui font tomber le montage

Apporter trop tard. C'est l'erreur numéro un. Si l'apport intervient alors que la cession est déjà juridiquement engagée (protocole d'accord signé, prix arrêté, conditions suspensives quasi levées), l'administration peut requalifier l'opération en abus de droit, avec une majoration de 80%. La jurisprudence regarde la chronologie réelle : un apport réalisé quelques jours avant la signature d'un protocole déjà négocié est indéfendable. Le bon timing : apporter dès que la cession devient une hypothèse sérieuse, idéalement 12 à 24 mois avant, au moment où tu structures ta préparation à la vente. Sur ce calendrier global, relis notre guide complet de la cession.

Sous-valoriser ou survaloriser l'apport. La valeur d'apport doit être justifiable : elle fige la plus-value en report et sert de prix de revient à la holding. Une valorisation fantaisiste expose à un redressement sur la valeur, voire à une remise en cause globale. Fais établir la valeur par une méthode documentée, cohérente avec les méthodes de valorisation standard, et conserve le rapport.

Confondre réinvestissement économique et placement. Loger le produit de cession dans un contrat de capitalisation ou un portefeuille de titres cotés ne satisfait pas la condition des 60%. L'administration exige une activité économique réelle ou des véhicules de capital-investissement éligibles. Les montages où la holding "réinvestit" dans une activité de façade sont la cible prioritaire des contrôles.

Oublier le suivi déclaratif. La 2074-I l'année de l'apport, la mention annuelle de la plus-value en report, l'attestation de réinvestissement le cas échéant : chaque maillon compte. Un dossier propre se défend seul en cas de contrôle, un dossier lacunaire transforme une opération légitime en négociation pénible.

Négliger le coût et la gouvernance. Constitution de la holding, commissaire aux apports le cas échéant, conseil fiscal, comptabilité annuelle : compte 5 à 15 K€ la première année puis 2 à 5 K€ par an. Rapporté à l'enjeu, c'est marginal, mais le montage doit vivre : une holding sans substance, sans comptes à jour, sans décisions documentées, fragilise l'ensemble.

La suite

L'apport-cession est probablement le levier fiscal le plus rentable par heure de travail investie pour un dirigeant qui prépare sa sortie. Mais il se joue sur la chronologie : apporté trop tard, il est indéfendable ; structuré sans projet de réinvestissement, il devient une contrainte.

La bonne séquence : décider du montage 12 à 24 mois avant la cession, faire valider la valorisation d'apport, et définir dès le départ l'allocation des 60% (rachat d'une cible, fonds éligibles, ou attente des 3 ans). Pour replacer ce levier dans ta stratégie globale, relis le hub stratégie financière du dirigeant.

Tu prépares une cession dans les 24 prochains mois et tu veux valider que ta structure est prête ? Réserve un appel découverte : on passe en revue ta situation, ta valorisation cible et le calendrier optimal du montage.

Questions fréquentes

L'apport-cession 150-0 B ter efface-t-il l'impôt sur la plus-value ?+

Non, et c'est le malentendu le plus répandu. Le dispositif crée un report d'imposition, pas une exonération. La plus-value est calculée et figée au jour de l'apport des titres à la holding, puis mise de côté : elle sera imposée plus tard, si un événement met fin au report (cession des titres de la holding par le dirigeant, non-respect de la condition de réinvestissement, transfert du domicile fiscal hors de France). Tant que tu conserves les titres de ta holding et que les conditions sont respectées, le report court sans limite de durée. Et certains événements purgent définitivement le report, comme la transmission par décès, ou une donation des titres de la holding si le donataire les conserve assez longtemps.

Que se passe-t-il si ma holding revend les titres moins de 3 ans après l'apport ?+

Le report tombe, sauf si la holding réinvestit au moins 60% du produit de cession dans un délai de 2 ans dans une activité économique éligible : financement d'une activité opérationnelle, prise de contrôle d'une société opérationnelle soumise à l'IS, souscription au capital de telles sociétés, ou souscription de parts de fonds de capital-investissement éligibles (FPCI, FCPR, SCR, SLP). Si le réinvestissement de 60% est réalisé dans les formes et les délais, le report est maintenu. Si la holding attend plus de 3 ans après l'apport pour céder, aucune obligation de réinvestissement ne s'applique : elle dispose librement de 100% du produit de cession.

Puis-je réinvestir le produit de cession dans de l'immobilier locatif via ma holding ?+

Pas dans le cadre du réinvestissement obligatoire des 60%. L'administration exclut explicitement les activités de gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier : location nue, SCPI, gestion de portefeuille titres. La location meublée est également écartée car considérée comme patrimoniale dans ce contexte. En revanche, les 40% restants du produit de cession sont totalement libres d'emploi : tu peux les placer en immobilier, en titres cotés ou en private equity sans contrainte. Et si la holding cède après le délai de 3 ans, la totalité du produit devient libre, immobilier compris.

L'apport-cession est-il un abus de droit aux yeux du fisc ?+

Le mécanisme en lui-même est parfaitement légal : c'est un dispositif voulu par le législateur, codifié à l'article 150-0 B ter du CGI depuis 2012, précisément pour encadrer ces opérations. Ce qui expose à une remise en cause, c'est le détournement de l'esprit du texte : apporter les titres alors que la cession est déjà juridiquement engagée (protocole signé, conditions suspensives levées), ou simuler un réinvestissement économique fictif pour conserver le report. La jurisprudence sanctionne les montages où l'apport intervient une fois la vente quasi certaine et où le produit reste en gestion passive. Le bon réflexe : apporter tôt, idéalement 12 à 24 mois avant tout engagement de cession, et documenter la réalité économique du réinvestissement.

Quelles obligations déclaratives après un apport-cession ?+

L'année de l'apport, tu déclares la plus-value placée en report sur la déclaration spéciale 2074-I annexée à ta déclaration de revenus, et le montant est reporté sur la 2042. Ensuite, chaque année, tant que le report court, tu mentionnes le montant de la plus-value en report dans ta déclaration de revenus. En cas de cession des titres par la holding dans les 3 ans, celle-ci doit joindre à son résultat une attestation précisant le réinvestissement réalisé ou l'engagement de réinvestir. Un oubli déclaratif ne fait pas tomber le report en lui-même, mais il déclenche des demandes de justification et complique tout contrôle ultérieur. La traçabilité est ta meilleure protection.

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